Première lumière sur le ciel pour le télescope Epsilon de C2PU !
samedi 31 janvier 2015

Le barillet avec son miroir primaire poli mais sans revêtement réfléchissant est en place et ne demande qu’à faire ses preuves sur le ciel. Avant de plonger son regard dans le ciel profond, le télescope doit subir un test de Foucault photographique. Cet essai permet de valider à la fois sa qualité optique et l’efficacité du barillet qui le soutient. Le ciel est clair et devrait le rester : le test de Foucault est pour ce soir … Plus une minute à perdre, il faut installer à l’entrée du télescope un support pour accueillir l’appareillage de test. Un lourd cylindre d’acier, maintenu par quatre pattes métalliques (l’araignée) est hissé et boulonné à l’entrée du télescope. Tout est prêt 

La nuit est belle. Ce soir, seize mois d’un travail minutieux de polissage vont trouver leur conclusion heureuse. Un « star test » (inspection minutieuse de l’image d’une étoile sous fort grossissement) donne des signes encourageants. La tension est palpable dans la coupole. On affine quelques réglages, on vérifie quelques paramètres, puis on passe au « test de Ronchi », qui confirme nos espoirs. Vient enfin la validation la plus fine : le test de Foucault. C’est l’étoile Rigel qui est choisie pour ce test. Ce dispositif de test nous montre une belle image, non pas de l’étoile (simple source de lumière), mais du miroir lui-même et de ses éventuels défauts. Plus l’image est uniforme, meilleur est le miroir. David Vernet, l’opticien qui a poli le miroir, s’isole dans la coupole, dans le noir et prend une série de photographies du miroir au travers de ce dispositif simple et ingénieux. Verdict : excellent ! Le miroir est à la hauteur de nos attentes. Bravo David ! Tu es un champion.
Prochaine étape : une escapade en Italie à bord d’un pickup 4x4 pour faire recouvrir le précieux miroir de sa couche d’aluminium réfléchissante, qui fera de lui un vrai miroir astronomique …
 

Démontage de l’ancien support secondaire, à l’entrée du télescope.
 

Le nouveau support secondaire est hissé sur la plateforme à l’aide de cordages, pour être ensuite installé à l’entrée du télescope. Ce support recevra le dispositif de Foucault.


Le support secondaire est centré approximativement

 

Le soir venu, l’œil critique de l’opticien regarde pour la première fois son miroir placé dans le télescope.

Le dispositif de Foucault est en place, au foyer du miroir primaire. Dernier regard de l’opticien dans l’appareil avant la prise du cliché !

 

Résultat du test de Foucault-photo sur le miroir primaire du télescope Epsilon : rien à redire, c’est propre !