Nouveau barillet et nouveau miroir pour le télescope Epsilon de C2PU…
mardi 27 janvier 2015

Dernière étape de restauration avant que le télescope Epsilon de C2PU ne retrouve la vue ! Le nouveau barillet, chargé de soutenir fermement et précisément le nouveau miroir primaire du télescope, a fait une entrée remarquée dans le bâtiment C2PU. Avec ces 280 kg d’acier, il passe de justesse par l’embrasure de la porte d’entrée. Son prédécesseur, endormi depuis des décennies, a fait le chemin inverse non sans quelques péripéties… Des mécanismes de précision (leviers astatiques, butées latérales à balancier et vérins de collimations) sont installés sur le barillet par les mains expertes de nos collègues des ateliers de mécanique mutualisés (S2M), pendant que le soudeur s’active dans la coupole. Puis arrive le moment où tout le monde retient son souffle… le miroir primaire, tout neuf et encore dépourvu de sa couche d’aluminium réfléchissant est extrait de sa caisse puis installé avec précaution dans le barillet. On pousse, on pompe, on tire, et le barillet muni de son précieux miroir prend sa place à l’arrière du télescope. A peine sorti de sa longue cécité, le télescope Epsilon est prêt à subir son premier test de qualité sur le ciel : un test de Foucault photographique qui validera non seulement la qualité optique du miroir, mais aussi la perfection mécanique du barillet et de ses mécanismes de maintien. Il ne reste plus qu’à attendre une nuit claire…

 

Le nouveau barillet du miroir primaire encore nu.

     

Assemblage des éléments d’un levier astatique.

 

 
Les différents éléments sont mis en place sur le barillet par les mécaniciens de l’OCA.
 
     

Le barillet est fixé une première fois sur le télescope (sans le miroir) pour ajuster les points d’ancrage. Avant l’arrivée du miroir, un petit ménage s’impose…

Toute l’équipe retient son souffle : le miroir est déposé dans le barillet au moyen d’une grue d’atelier.

 

Le barillet et son miroir prennent place dans le télescope Epsilon.

 

Vue du miroir à sa place définitive, au fond du tube du télescope. Il n’a pas encore reçu sa couche réfléchissante d’aluminium. On peut donc voir au travers par transparence et deviner les mécanismes qui le soutiennent.